Appel à contribution

Apportez votre pierre à l’édifice

Porter une contribution lors d’Assises qui ont regroupé plus de 700 participants en 2022 est la garantie :

  • de contribuer aux échanges passionnés et constructifs entre acteurs des initiatives et politiques agricoles et alimentaires territoriales,
  • de participer à construire collectivement les solutions pour une transition à la hauteur des enjeux,
  • d’offrir une belle vitrine communicationnelle aux contributeurs, à leurs institutions et à leurs territoires,
  • de faire valoir les acquis et propositions des territoires auprès des pouvoirs publics nationaux et européens

Vous trouverez tous les éléments relatifs à l’appel à contribution ainsi que le formulaire à remplir pour proposer une contribution à ces 3èmes Assises 2024.

Veuillez noter que ne seront considérer uniquement les propositions complètes et problématisées.
Attention, vous n’aurez pas la possibilité de sauvegarder le formulaire pour y revenir plus tard, nous vous recommandons de préparer votre proposition à l’aide du document PDF téléchargeable ci-dessous, qui liste l’ensemble des champs à renseigner.

Si vous avez des difficultés à accéder au formulaire en ligne ou pour toute question, contactez-nous à l’adresse suivante : agroecologie.alimentation@montpellier3m.fr

Les grandes lignes de l'appel à contribution

L’ambition 2024 : « Accélérer une transition agroécologique et alimentaire cohérente aux différentes échelles »

Les  grandes crises actuelles imposent d’accélérer la transition agroécologique et alimentaire. La perte de biodiversité est préoccupante en France, comme ailleurs dans le monde. Seulement un cinquième des habitats et un quart des espèces d’intérêt communautaire sont aujourd’hui dans un état de conservation favorable. Malgré les efforts de protection déployés au cours des dernières années, cette situation a peu évolué depuis quinze ans. Ensuite, le sixième rapport d’évaluation du GIEC publié en mars 2023 alerte sur le fait que le rythme et l’ampleur de l’action sont actuellement insuffisants pour tenir l’objectif fixé par l’Accord de Paris en 2015 : un réchauffement de la température limité à 1,5 degré Celsius  par rapport à l’ère préindustrielle . Et ces changements climatiques aggravent les risques liés à l’eau  (sécheresse, épisodes extrêmes). Enfin, les crises de la pandémie de la Covid et de l’inflation du prix des produits alimentaires ont mis en exergue la vulnérabilité du système alimentaire et augmenté la précarité alimentaire. Parmi d’autres, une enquête du Crédoc[1] révélait en mai 2023 que 16 % des Français déclaraient ne pas manger à leur faim. Le renchérissement des prix alimentaires rend inaccessible les produits de qualité à une grande partie de la population. Du côté des agriculteurs, l’actualité révèle des difficultés structurelles : des revenus faibles et inégaux, des conditions climatiques qui changent, des départs à la retraite massifs qui ne seront pas compensés par les reprises, etc.

Dans les territoires, le décalage est important entre les objectifs de transition annoncés et l’impact des réalisations sur le terrain, malgré la multiplication des initiatives citoyennes, professionnelles et de collectivités, notamment des projets alimentaires territoriaux[2] (PAT). Certes, ces crises ont renforcé la transversalité des stratégies territoriales en imposant la question sociale et en revalorisant celle de la santé. Mais force est de constater que, deux ans après la Déclaration de Nantes[3], établie lors de la 2ème édition des Assises en 2022, l’objectif reste toujours à atteindre : «  (…) le changement climatique, la pauvreté, la malnutrition, l’instabilité sociale, la gestion non durable des ressources, l’effondrement de la biodiversité et la pollution des milieux se renforcent mutuellement pour former un cercle vicieux que seules des politiques ambitieuses et systémiques peuvent briser. »

Au plan territorial, 52 % des PAT lors du premier cycle (2014  . Au plan national  et européen, de nombreuses décisions nous maintiennent sur des chemins peu conciliables avec les impératifs de la transition : autorisation renouvelée de l’utilisation du glyphosate jusqu’en 2033 ; échec des stratégies successives de réduction d’utilisation des pesticides en France[6] ; mise entre parenthèses de la stratégie européenne « Farm to Fork » ; retard pris en France dans l’élaboration et la publication de la Stratégie nationale alimentation, nutrition et climat (SNANC) ; incertitudes sur le financement de la planification écologique ; atermoiements sur la prise en compte dans les futures lois de la proposition du rapport du sénateur Frédéric Marchand de doter les collectivités d’une compétence alimentation pour en faire des Autorités organisatrices de l’alimentation durable et résiliente ; etc. De plus, les politiques agroécologiques et alimentaires souffrent d’une absence de cohérence entre elles qui hypothèque leur capacité  à rendre soutenables les systèmes alimentaires .

Aussi, les coorganisateurs de cette troisième édition des Assises, appuyés par le conseil scientifique et technique, ont-ils choisi de mettre l’accent sur la nécessité, en partenariat avec  les autres acteurs (secteur privé, société civile), d’accélérer la transition agroécologique et alimentaire territoriale, d’en définir les modalités et les moyens après en avoir mieux identifié les blocages et verrous, ainsi que d’organiser son articulation avec les autres secteurs de la transition (énergie, santé, transports & logistique, habitat, gestion des déchets, etc.)  et les autres échelles de gouvernance (régionale, nationale, européenne).


[1] En forte hausse, la précarité alimentaire s’ajoute à d’autres fragilités, Crédoc, 2023
[2] 423 PAT reconnus par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire en avril 2023 selon le site du ministère.
[3] https://assises-agroecologie-alimentation.fr/le-texte-de-la-declaration-de-nantes-est-en-ligne/
[4] Note PATnorama 2, RnPAT 2021
[5] Note PATnorama 4, RnPAT 2022
[6]Rapport d’enquête de l’Assemblée Nationale n°2000 au nom de la commission d’enquête sur les causes de l’incapacité de la France à atteindre les objectifs des plans successifs de maîtrise des impacts des produits phytosanitaires sur la santé humaine et environnementale et notamment sur les conditions de l’exercice des missions des autorités publiques en charge de la sécurité sanitaire